UN SHERIF CONFIRME AVOIR VU UN OVNI SUR ROSWELL

Des ufologues ont longuement et scrupuleusement étudié le témoignage d’un ancien shérif adjoint qui affirmait avoir vu, de ses propres yeux, la scène du crash de Roswell, au Nouveau-Mexique. Les enquêteurs ont conclu que les dires de cet homme étaient véridiques.

Au mois de juin 2017, une interview vidéo du regretté Charles Forgus, un adjoint au shérif de Big Springs dans le comté d’Howard (au Texas), a fait son apparition sur Internet. Dans cette vidéo, il déclarait avoir vu le site où venait de se produire l’accident de l’OVNI à Roswell en juillet 1947.

M. Forgus a décrit en détail à un enquêteur privé qu’il avait vu les débris d’une soucoupe volante ainsi que plusieurs corps d’extraterrestres avant que lui et son collègue ne reçoivent l’ordre de quitter la scène.

Cette entrevue a été filmé en 1999 a été publiée dans le livre intitulé ‘UFOs TODAY -70 Years of Lies, Disinformation, and Government Cover-Up’, écrit par le Dr Irena Scott et publié en juin de cette année.

Philip Mantle, un enquêteur britannique spécialisé dans les OVNI et qui a publié cet ouvrage, a déclaré qu’il avait été critiqué par d’autres enquêteurs de terrain pour avoir diffusé la vidéo. En effet, ces derniers accusaient ce témoignage d’être un faux.

M. Mantle s’est justifié en déclarant que d’autres enquêtes menées sur ce cas suggéraient que M. Forgus disait la vérité.

En juillet 1947, l’armée Américaine annonça officiellement dans un communiqué de presse que les restes d’une soucoupe volante écrasée avaient été découvertes dans un désert situé à proximité de Roswell.

Le lendemain, l’armée se rétracta, en disant que c’était, en réalité, un ballon gonflable de la Force Aérienne Américaine. Plus tard, des témoins avaient affirmé qu’il y avait eu des corps d’origine extraterrestre à l’intérieur de l’« engin écrasé ». L’épave ainsi que les aliens auraient ensuite été emmenés dans une base militaire mystérieuse et secrète.

D’autres ont affirmé, que les corps n’étaient que des mannequins de crash test et que l’OVNI était un ballon sonde destiné à espionner les Russes.

M. Forgus a expliqué avoir entendu parler du site du crash sur la radio de la police alors que lui et le shérif Jess Slaughter étaient en route près de Roswell pour aller chercher un prisonnier.

Il a raconté qu’ils avaient décidé de faire un détour pour voir ce qui s’était passé. C’est là qu’ils ont vu une soucoupe volante sur le sol ainsi que des corps mystérieux qui étaient retirés de l’épave.

Le MUFON, une importante organisation ufologique basée aux États-Unis, a enquêté sur le témoignage de M. Forgus après que le livre ait été publié. Il a conclu que l’homme n’avait pas assisté au crash de Roswell mais plutôt à un accident survenu six ans plus tard lors d’un vol d’entraînement de la Force aérienne des États-Unis et qui n’avait donc rien à voir avec les extraterrestres.

Les enquêteurs de cette organisation ont constaté que M. Slaughter, le shérif dont avait parlé M. Forgus, n’était pas shérif en 1947. Il n’a assumé ce rôle que dans les années 1950. Quant à M. Forgus, il n’est devenu adjoint qu’en 1953, selon des documents officiels datant de cette époque.

Des articles publiés en 1953 dans le journal Big Springs Weekly Herald parlaient explicitement du shérif Slaughter et de son adjoint Forgus.

Robert Spearing, enquêteur au sein du MUFON, n’est pas convaincu que M. Forgus a assisté au crash de OVNI de Roswell. En revanche, il aurait réellement vu le site du crash d’un appareil de l’US Air Force en 1953.

Il a noté qu’en 1999 l’enquêteur privé n’avait jamais demandé à M. Forgus une date, une année ni même l’emplacement précis concernant l’incident auquel il avait assisté.

M. Spearing a trouvé un article dans le journal ‘Reno Evening Gazette’ daté du 28 août 1953, qui indiquait que 11 aviateurs avaient survécu à un accident à bord d’un bombardier B-50 qui avait atterri en catastrophe sur une plaine vallonnée à 35 miles au sud-ouest de Tatum, au Nouveau-Mexique.

M. Spearing a déclaré dans un rapport d’enquête du MUFON :

« Cela coïnciderait avec leur voyage vers l’ouest peu de temps avant qu’ils ne tournent en direction du nord jusqu’à Roswell. »

Toutefois, il a indiqué que cet accident survenu en 1953 était en contradiction avec le récit de M. Forgus parce que l’épave de l’objet n’était pas en forme de disque et qu’il n’y avait pas de cadavres.

Pour M. Spearing, le shérif adjoint aurait pu avoir assisté au crash d’un appareil expérimental dans lequel des personnes seraient décédées. Les détails de cet accident auraient, par la suite, été gardés secrets par les autorités du pays. Il conclut :

« Il semble fort improbable que M. Forgus ait falsifié une histoire à partir de mensonges. »

« Il ne paraît plus avoir la notion du temps, mais il semble probable qu’il ait rencontré quelque chose d’inhabituel dans le désert avec M. Slaughter. »

« Il semble également plus probable que l’événement ait eu lieu en 1953 lorsque l’armée américaine expérimentait des engins en forme de disque verticaux (ou VTOL) dont certains avaient un diamètre de 100 pieds et qui étaient probablement pilotés par un ou deux aviateurs. »

« Cela rend peu probable que ce soit le crash de Roswell de juillet 1947. L’année 1953 ou plus tard constituent des dates bien plus probables pour cet incident. »

Cependant, le MUFON indique n’avoir pas pu parler à des proches de M. Forgus.

Après la publication de cette histoire en juin, M. Mantle et le Dr Scott ont pu retrouver le fils de M. Forgus, Glen Lee Forgus.

Ce dernier a révélé que son père avait précédemment raconté avoir assisté à cet accident à quatre ou cinq reprises.

M. Mantle explique :

« Il a parlé de cette histoire à Glen quand celui-ci était plus jeune. »

« C’était l’opinion de Glen que Charles pensait que c’était le crash de Roswell. »

Cependant, son fils a déclaré que son père n’avait pas parlé d’avoir vu des corps.

M. Mantle a ajouté :

« Au début, il ne pensait pas nécessairement que c’était un OVNI. Glen a déclaré que, à ce moment-là, il n’avait peut-être aucune idée de ce que c’était. »

« Charles n’a peut-être pas pensé aux OVNI quand il a vu l’accident, car il n’avait pas été exposé à beaucoup ou même pas du tout à des informations sur les OVNI. »

« Plus tard, quand il a entendu les médias parler du crash OVNI de Roswell, il a pensé que cela aurait pu être ce à quoi il avait assisté. »

M. Mantle poursuit :

« Glen a également déclaré qu’il pensait que lorsque Charles a fait le voyage à Roswell, il n’était pas avec le shérif Slaughter mais avec une personne différente, qui aurait pu être un autre shérif. »

« Il ne pouvait pas rappeler le nom de la personne avec laquelle Charles avait fait le voyage ou qui était shérif à cette époque-là. »

« Ainsi, l’accident pourrait effectivement avoir eu lieu en 1947, c’est-à-dire l’année que M. Forgus se rappelait. »

« Glen a déclaré que Charles était un homme droit et honnête et n’était pas impressionné par les fausses informations. C’était quelqu’un de pragmatique, qui avait fait appliquer la loi. Il avait été policier et militaire. »

« Il est donc possible que Charles Forgus ait effectivement assisté à ce crash [de Roswell, NDLR] à l’année qu’il avait indiqué. »

En juillet 2017, un neveu de M. Forgus s’est également manifesté.

Il a dit que son oncle ne lui avait jamais mentionné cet accident mais a ajouté :

« Je peux vous dire que ce n’était pas une personne qui aurait pu fabriquer ce genre d’histoire. »

M. Mantle a déclaré :

« Un chercheur bien connu de Roswell a simplement qualifié le témoignage de Forgus de mensonge. Maintenant, nous possédons des informations fournies par son neveu et son fils. Celui-ci soutient l’histoire racontée par son père [en 1999, NDLR]. »

Source: Express.co.uk, traduit par Activité Paranormale

ROSWELL EST-IL TOUJOURS SUR UNE BASE US ?

Le groupe d’ufologues, baptisé UFO Seekers («Chercheurs d’extraterrestres»), a filmé le territoire de la base militaire américaine Andrews dans le désert du Nevada, connu sous le nom de Zone 51. L’objectif: vérifier les nombreuses théories du complot qui affirment que cette base est utilisée pour garder les ovnis qui se seraient écrasés dans la région à la fin des années 40.

Les aventuriers ont réussi à filmer une partie de la Zone 51, notamment la piste d’atterrissage et des véhicules de l’armée qui se déplaçaient sur le territoire de base. À la grande déception du groupe, aucune soucoupe volante, aucun extraterrestre, ni même la moindre installation suspecte n’ont été détecté…

ON SE BALADE SUR PLUTON ENSEMBLE ?

Une vidéo 3D de la Nasa révèle les reliefs de la planète naine Pluton, découverts par la sonde spatiale New Horizons.

 

La sonde New Horizons a été lancée le 19 janvier 2006 depuis le cosmodrome du cap Canaveral. Elle est devenue l’appareil spatial le plus rapide dans l’histoire, se déplaçant à une vitesse de 58.500 km/h.

Mi-juillet 2015, la sonde est arrivée dans le système de Pluton et l’a survolée à une distance de 13.000 kilomètres. Ce survol a permis de prendre des photos uniques de Pluton, qui ont révolutionné nos idées sur la planète naine.

Alain Stern, le chef de mission et ses collègues se sont servis de ces photos pour réaliser une vidéo complète du passage de la sonde près de Pluton. On peut y voir la sonde survoler les plaines du Spoutnik, la tache noire du Balrog, la sombre région de Cthulhu, la crête du Tartare, etc. Tous les reliefs ont été reconstruits par ordinateur en 3D et agrandis de 2 à 3 fois.

Les chercheurs ont également préparé une vidéo similaire de la plus grosse des lunes de Pluton, Charon —dont le nom fait référence à la divinité qui passe d’une rive à l’autre du fleuve Styx.

https://fr.sputniknews.com/sci_tech/201707171032255245-nasa-pluton-video/

DE LA VIE SUR MARS SANS EAU LIQUIDE

Une équipe d’astrophysiciens américains affirme que Mars était par le passé propice à l’apparition et à l’éclosion de formes de vie, même dans des périodes marquées par l’absence d’eau liquide sur sa surface, relate la revue Geophysical Research Lettersqui a publié les résultats de ses recherches.

Ainsi, poursuivent les chercheurs, cela laisse penser que Mars aurait pu bénéficier d’eau liquide pendant une période beaucoup plus étendue qu’on ne l’avait pensé auparavant. Les astrophysiciens supposent notamment qu’après l’évaporation de toute l’eau liquide de la surface martienne, des formes de vie — au cas où elles auraient jamais existé — auraient pu survivre aux alentours immédiats de sources d’eau souterraine, ainsi que dans les profondeurs de la Planète rouge.

LA NASA A RÉUSSI À FILMER DES OVNIS

Les scientifiques de la NASA ont réussi à filmer trois objets volants non identifiés se déplaçant à très grande vitesse devant le Soleil. Il est à noter que tous les objets volaient à la même vitesse et que leurs dimensions dépassaient la taille de notre planète.

Les trois OVNI ont été photographiés par des chercheurs de la NASA au moment où ils passaient devant le Soleil. En plus de leur vitesse et leur grande taille, les scientifiques ont été déconcertés par le fait que les trois OVNI se déplaçaient l’un après l’autre, suivant la même trajectoire et à la même vitesse.

Les chercheurs ont utilisé une caméra montée sur un télescope coronographe COR2 afin de capter les objets spatiaux. Grâce à cette technologie, les spécialistes ont réussi à obtenir des images de trois objets cylindriques.

https://fr.sputniknews.com/sci_tech/201705161031405639-nasa-photographie-trois-ovni-soleil-ufo/

RENCONTRE OVNI POLICIER DANS LE MINNESOTA

Rencontre entre un policier et un OVNI dans le Minnesota

Le 27 août 1979, le shérif-adjoint Val Johnson du poste de police de Marshall County (Minnesota) effectue une patrouille de routine sur la route nationale 5 à bord d’une Ford 1977 LTD de service.

Vers 1h40 du matin, alors qu’il arrive aux abords de l’intersection avec la route nationale 220, le shérif aperçoit une forte lumière sur sa gauche, derrière une ligne d’arbres.

La lumière étant trop puissante pour être de simples phares de voiture, Val Johnson pense qu’il s’agit, peut être, d’un avion posé dans un champ.

Voulant s’assurer que tout va bien, le témoin décide d’aller voir de plus près et tourne à gauche pour emprunter la route nationale 220. Aussitôt, la lumière fonce sur la voiture du shérif, l’atteint en moins d’une seconde (alors que la ligne d’arbres était située à presque deux kilomètres de l’intersection des deux routes).
Le témoin et son véhicule se retrouvent complètement englobés dans cette lumière puissante, Val Johnson entend son pare-brise craquer et sombre dans l’inconscience. A 2h19, le shérif Johnson reprend conscience, il ressent une douleur terrible aux yeux.

Il arrive péniblement à demander de l’aide par radio. Aussitôt, l’agent Everett Doolittle est dépêché sur place. Quand il arrive sur les lieux de l’accident, il découvre la voiture du shérif avec un des phares brisé, le capot endommagé et un choc sur le pare-brise.

Le shérif est blessé à la tête et se plaint d’une forte douleur aux yeux et semble complètement désorienté et choqué. Val Johnson sera évacué en ambulance vers l’hôpital Warren peu après. Un ophtalmologue de Grand Forks qui examina le témoin le lendemain diagnostiqua une brûlure interne des yeux due à une exposition à une très forte source de lumière.

La montre-bracelet du témoin, ainsi que l’horloge du véhicule présentèrent toutes les deux un retard de 14 minutes (temps manquant inexpliqué).

Source – https://www.journalduparanormal.com/rencontre-entre-policier-val-johnson-ovni-minnesota/

QUOI FAIRE LORSQUE LES EXTRATERRESTRES SERONT UNE REALITE ?

Afin de répondre à la question « que se passera-t-il si nous détectons un jour un signal extraterrestre ? », l’IAA a mis au point le Protocole SETI post-détection. Celui-ci détermine les meilleures stratégies à adopter en fonction de la nature d’un éventuel signal extraterrestre détecté. Cependant, l’IAA n’appartient à aucun état et n’a aucun pouvoir juridique. Donc aucune nation n’a évoqué la possibilité d’une réglementation internationale relative à un tel événement.

Le protocole suggère tout d’abord de vérifier si ce signal n’est pas d’origine humaine, car nous ne sommes évidemment pas à l’abri de canulars. Ensuite, il ne faut pas communiquer avec les populations dans un souci d’éviter la panique, mais plutôt informer les grandes organisations de recherche autour du monde. Si le signal est confirmé par ces organisations, l’Union Astronomique Internationale (UAI) dont le siège est à Paris devra communiquer la nouvelle au monde. Le Secrétaire général de l’ONU devra également être mis au courant très rapidement.

Le protocole indique également que les données relatives au signal devront être bien conservées et que la fréquence radio sur laquelle le signal a été découvert devra être réservée exclusivement aux chercheurs, puisque les extraterrestres pourraient décider de se manifester à nouveau. Il faudrait surtout ne pas leur répondre avant qu’une convention internationale ne soit organisée pour statuer à propos de la décision à prendre.

Les chercheurs estiment que nous avons beaucoup plus de chances d’être contactés par radio plutôt que de recevoir la visite d’un vaisseau spatial comme nous pouvons le voir dans les films. Dans le cas d’une réponse, la question de savoir qui représentera la Terre se pose et la signification du message reçu de la part des extraterrestres devra être évaluée.

En 2013, le blogueur américain Vsauce a élaboré une vidéo intéressante traitant entre autres de la politique post-détection du programme SETI :

Source: Science Post

VOILA A QUOI RESSEMBLE LES EXTRATERRESTRES PROCHE DE NAINES ROUGES

Un extra-terrestre amphibie, doté d’une bouche et de puissantes pattes antérieures

D’après le spécialiste, donc, les créatures vivant sur des planètes situées à proximité d’une naine rouge auraient de fortes chances d’être amphibies. Une histoire de probabilités. Intéressant, mais ce n’est pas fini, car il pense aussi que ces animaux devraient être équipés de plaques blindées afin de protéger leur chair et leurs organes de l’intensité de leur étoile, des débris spatiaux et des prédateurs.

Le Dr. Choo pense d’ailleurs que ces extra-terrestres auraient de grandes chances de se nourrir de plantes et d’algues. L’évolution des espèces étant principalement conditionnées par les impératifs liés à l’environnement, ces créatures devraient du coup d’être dotées d’une bouche capable d’aller chercher des aliments situés au sol pour les faire remonter ensuite.

Afin d’assurer leur survie, elles devraient également être dotées de puissantes pattes antérieures afin de pouvoir écarter les rochers et accéder ainsi à la nourriture se trouvant en dessous. Des pattes qui leur permettraient aussi de se creuser un abri, voire même de s’enterrer.

Après avoir fait la liste de toutes les caractéristiques – présumées – de cet extra-terrestre, le chercheur a contacté un designer du nom de Steve Grice afin de réaliser un modèle en trois dimensions. Il peut être consulté sur Sketchfab, ou par le biais du lecteur intégré à la fin de cet article.

UN BÂTIMENT EXTRATERRESTRE SUR MARS ? PHOTO

Date de l’observation: Mars 2017
Lieu de l’observation: Mars
Source de la photo: http://www.gigapan.com/gigapans/140357/snapshots/529824

Scott C. Waring: Cette structure a été trouvée par Paranormal Crucible sur Youtube aujourd’hui même. C’est au delà de l’incroyable. 100% la preuve que des extraterrestres ont existé il y a bien longtemps sur Mars.

Source: UFO Sightings Daily, le 4 mars 2017

LES COMÈTES SONT PRINCIPALEMENT COMPOSÉES DE POUSSIÈRES RICHES EN CARBONE

Les mesures de l’expérience CONSERT de la mission Rosetta ont permis pour la première fois d’observer l’intérieur d’une comète et d’estimer la composition moyenne du noyau. Cette étude décisive montre que les comètes sont principalement composées de poussières riches en matériau carboné. Ce travail a été publié, le 7 mars 2017 dans le journal MNRAS (Monthly Notices of the Royal Astronomical Society) édité par Oxford University Press1.  Il a été mené par une équipe dans laquelle des chercheurs français de l’Institut de Planétologie et d’Astrophysique de Grenoble (CNRS/Université Grenoble Alpes), du Laboratoire Atmosphères, Milieux, Observations Spatiales (CNRS/Université Pierre et Marie Curie/Université Versailles St-Quentin) et de l’Institut de Recherche en Astrophysique et Planétologie (CNRS/Université de Toulouse Paul Sabatier) sont fortement impliqués.

Le radar bistatique CONSERT, installé sur la sonde Rosetta et sur l’atterrisseur Philae avait exploré l’intérieur d’un noyau cométaire, plus exactement le petit lobe du noyau de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko, en novembre 2014. Ces mesures exceptionnelles ont établi (Kofman et al, Science, 2015)2, à partir de la vitesse de propagation des ondes dans ce milieu, que la constante diélectrique moyenne est de (1,27 ± 0,5), ce qui n’est que peu supérieur à 1,  la constante diélectrique du vide. Cette très faible valeur indique que le milieu est extrêmement poreux, comme le confirme sa faible masse volumique (de l’ordre de 0.53 g cm-3, Sierks et al, 20153, Pätzold et al., 20164). Compte tenu du rapport massique poussières / glaces élevé de 2 à 6  (Rotundi et al., 20155), la porosité estimée est de l’ordre de 80% (Kofman et al, Science, 2015).

Les études actuelles s’appuient sur une interprétation plus précise de la constante diélectrique du noyau (proche de 1,27) à partir de mesures en laboratoire de la permittivité de glaces (d’eau, de monoxyde et de dioxyde de carbone) et de minéraux ainsi que d’analogue de matériaux cométaires (Brouet et al., 20166 ; Herique et al, 20027 ; Heggy et al.,  20128). Cette analyse, utilise les formules de mélanges de matériaux diélectriques ainsi que les estimations de la densité et du rapport poussières / glaces pour montrer que la fraction réfractaire doit avec une permittivité faible pour pouvoir expliquer la constante diélectrique mesurée par CONSERT. Ces résultats permettent d’exclure que les particules de poussière cométaire aient une composition essentiellement minérale. Les modèles proposés pour la composition de l’intérieur du noyau permettent d’affirmer que la matière carbonée est largement présente, correspondant jusqu’à 75% en volume dans la composition des poussières.

Ces nouveaux résultats changent de la vision classique d’une comète « boule de neige sale ». Ils suggèrent que la comète cible de la mission Rosetta (et probablement aussi les autres comètes) présente une fraction considérable de matériau carboné au niveau de ses poussières. Cette conclusion renforce sensiblement les hypothèses selon lesquelles la composante réfractaire des comètes, par sa composition et sa structure, aurait pu contribuer à l’émergence de la vie sur Terre.

 
Diagramme de la permittivité de la matière réfractaire en fonction de la proportion volumique de glace (axe vert) de poussière (axe bleu) et de la porosité (axe rouge) : l’échelle de couleur représente la valeur de permittivité maximale que peut avoir la matière réfractaire de la comète 67P/C-G pour donner un mélange poussière glace et poussière de permittivité 1.27. Ce diagramme montre qu’un mélange constitué en volume de 75% de matière carbonée et de 25% de minéraux (limite rouge sur le graphique) est compatible avec la constante diélectrique déterminée par CONSERT, ainsi qu’avec d’autres résultats relatifs à la densité (limites vertes) et au rapport poussières / glaces (limites bleue). Le noyau de la comète doit alors être très poreux (72-87%), avec 6 à 12% de glaces et 16 à 21% de matériau réfractaire (poussières) en volume. Crédits : MNRAS

Contacts scientifiques :

Note(s):

1-Mon Not R Astron Soc (2016) 462 (Suppl_1): S516-S532

2-Kofman W., et al., 2015, Science, 349, 6247, aaa0639

3-Sierks H., et al., 2015, Science, 347, aaa1044

4-Pätzold M., et al., 2016, Nature, 530, 63

5-Rotundi A., et al., 2015 , Science, 347, aaa3905

6-Brouet Y. et al., 2016, MNRAS, S1, 89

7-Herique A. et al., 2002, Planet. Space Sci., 50, 857

8-Heggy et al.,  2012, ICARUS, 221(2), pp. 925–939